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Plantations: qui butter? affranchir de son porte-greffe?

Un porte greffe adapté au sol calcaire permet parfois d’y faire pousser un greffon qui n’y serait pas adapté. Greffer lorsque la bouture est difficile, permet de reproduire une variété dont les graines ne seraient pas fidèles (comme la plupart des pommiers).

Affranchir un arbre greffé consiste à butter (enterrer) son point de greffe, avec sable ou terre (mais surtout pas mettre au contact du bois les fumier, compost, paille, ils pourriraient le collet). Le greffon fait alors ses propres racines qui lui sont génétiquement adaptées. La plupart des variétés de pommiers poussent alors plus vite et haut (et ils tolèrent le calcaire comme les autres sols). Plus rares sont les variétés qui seraient moins vigoureuses sur leurs propres racines.

Si le porte greffe meurt alors, Les rejets et drageons seront issus du greffon affranchi, donc la variété sélectionnée, si elle est adaptée au sol, devient pérenne des millions? d’années, sans culture ni entretient.

Affranchi, l’arbre vit plus longtemps, est souvent plus vigoureux, plus grand et en bonne santé. (Sans affranchissement, les greffes d’espèces les moins compatibles vivent moins longtemps, mais le pommier greffé sur semis direct de pommier pourrait vivre 100 ans selon: http://www.greffer.net/?p=346)

plus grand nombre de fruits plus petits (et sains), récolte plus tardive mais plus abondante surtout compte tenu la grande hauteur et longévité de l’arbre affranchi.

fructifie 2 ou 3 ans plus tard en comparaison avec un arbre dépendant de son porte-greffe nanifiant.

Bien entendu, les tolérances et préférences de sols deviennent alors celles du greffon (par exemple, si un pommier est greffé sur cognassier, une fois affranchi il sera plus tolérant au calcaire que le cognassier).

Sur un blog, quelqu’un se plaignait que son arbre affranchi ne donne plus de fruits, sauf quand il coupe une grosse racine (pour limiter l’apport de sève comme le ferait le porte-greffe). Interrogé sur ce point, un pépiniériste exposant a la foire eco-bio de Colmar en 2015 précise que s’il est taillé, l’arbre affranchi ne fructifiera pas, occupé a produire plus de bois en réaction. Cela plaide pour tout laisser faire naturellement: racines et bois étant alors génétiquement adaptés, se satisfont l’un et l’autre sans nécessité ni souhait d’aucune intervention culturale (ni taille, ni traitements…).

Le semis des graines d’un pommier, poirier, cerisier, pêcher, etc… affranchi ne donnera pas une reproduction plus fidèle qu’avant, car ce sont des « cultivars » (nom de variété sélectionnée s’ajoute au nom latin). Le semis de cultivars ne donne pas l’identique, à quelques exceptions près.

Des cultivars se reproduisent au moyen de boutures (vigne, kiwai, figuiers…) ou de greffe (pomme, poire, pêche, prune, abricot…). Des boutures sous brumisateurs à 20°C seraient également possibles avec certaines pommes, par exemple pommes royal gala et transparente de croncels.

Les semis de pêche prune et abricot donnent souvent de bons résultats, mais le plus souvent pas des fruits aussi gros que la variété originale.

D’excellentes variétés greffées ou bouturées sont disponibles, par exemple, aux pépinières burri:

http://www.pepiniereburri.com/catalogue.htm

 

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  1. pyrus (poire) | Fruitiers originels : pour forêts comestibles, permaculture. Graines "fidèles". Fruits doux, rusticité... Comparatifs - 16 février 2017

    […] nombreuses variétés greffées, à affranchir […]

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